Consultations provinciales sur la révision du Code forestier en RDC : IRI-RDC Chapitre de la Tshopo plaide pour une gouvernance forestière inclusive et protectrice des droits des communautés locales

Les 21 et 22 juillet 2026, la ville de Kisangani a accueilli les consultations provinciales sur la révision du Code forestier de la République démocratique du Congo. Organisées à l’Auberge Les Mambos sous l’égide du Ministère de l’Environnement et Développement durable, ces assises ont permis à l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales (IRI-RDC) de présenter plusieurs recommandations en faveur d’une gouvernance forestière plus inclusive et d’une meilleure protection des communautés locales et des peuples autochtones.

Pendant deux jours, les représentants de l’administration forestière, les autorités provinciales, les députés, les organisations de la société civile, les peuples autochtones, les communautés locales, les chercheurs, les acteurs du secteur privé et les partenaires techniques ont examiné le projet de loi portant révision du Code forestier, en vigueur depuis 2002. L’objectif était de recueillir les propositions des parties prenantes de la province de la Tshopo afin d’enrichir le futur texte avant son examen au niveau national.

“Représentée par sa chargée de communication, Merveille Adjaye Tahirih, l’IRI-RDC a plaidé à travers une note de contributions pour une réforme adaptée aux réalités actuelles de la gouvernance environnementale et aux attentes des populations dépendantes des ressources forestières afin d’améliorer la gestion du processus de la foresterie communautaire par des procédures simples, la prise en compte du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP), la sécurisation juridique des Autres Mesures Efficaces de Conservation (AMECs) et tant d’autres questions liées aux droits de communautés locales et peuples autochtones. « Depuis 2002, beaucoup de changements ont eu lieu. Il fallait adapter les articles aux réalités actuelles », a-t-elle expliqué”.

L’IRI-RDC a également insisté sur la nécessité de garantir une meilleure protection des droits des peuples autochtones et des communautés locales, dont les moyens de subsistance sont étroitement liés aux écosystèmes forestiers. Pour l’organisation, la révision du Code forestier doit concilier : Conservation des forêts, Développement durable, Justice sociale.

« Dans une province forestière comme la Tshopo, il est impératif de protéger les droits des communautés locales et de les placer au centre du nouveau texte. En ce qui concerne l’article 22 bis tel que proposé, nous pensons que la décentralisation devra être prise en compte dans le processus de la foresterie communautaire en laissant la compétence au Gouverneur sans l’avis favorable du Ministre National, car l’expérience de la phase expérimentale n’a rien prouvé sur l’incompétence de Gouverneur », a souligné la représentante de l’IRI.

Les participants ont également analysé d’autres dispositions du projet de loi, notamment celles relatives au statut et à la protection des forêts, à l’exploitation et à la transformation du bois, à la foresterie communautaire, à la fiscalité forestière ainsi qu’au régime des infractions et sanctions.

À l’issue des consultations, les recommandations formulées seront consolidées et transmises aux instances nationales. Pour l’IRI-RDC, cette démarche constitue une opportunité historique de renforcer la gouvernance forestière en RDC, en plaçant les communautés locales, les peuples autochtones et la gestion durable des ressources naturelles au cœur de la future législation.

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