À l’occasion de l’atelier de coordination des partenaires bénéficiant de l’appui de la Norvège en République démocratique du Congo, l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales en RDC (IRI-RDC) a plaidé pour une meilleure intégration du leadership religieux dans les stratégies de lutte contre la déforestation et de protection des communautés dépendantes des forêts.
Organisé les 18 et 19 août à Kinshasa par l’Ambassade Royale de Norvège en RDC et NORAD, cet atelier a réuni plusieurs partenaires intervenant dans les domaines des forêts, du climat, de la biodiversité et du développement local. La rencontre visait notamment à renforcer la coordination, les synergies et l’apprentissage collectif entre les différentes initiatives soutenues par la Norvège en RDC. Pour IRI-RDC, face aux pressions croissantes qui s’exercent sur les écosystèmes forestiers, les réponses techniques, politiques et financières doivent être accompagnées d’une forte mobilisation sociale et morale des populations.
« La protection de nos forêts doit devenir une responsabilité collective. Aux côtés de l’État, de la société civile et des partenaires, les leaders religieux ont la capacité de porter cette urgence jusque dans les communautés et d’en faire une véritable exigence morale. », a déclaré le Facilitateur National d’IRI-RDC.
Présente dans huit provinces : Équateur, Ituri, Maniema, Sud-Kivu, Nord-Kivu, Tshopo, Lomami et Kongo Central, IRI-RDC mobilise le leadership interreligieux autour de trois axes stratégiques : la formation et la mobilisation, la sensibilisation et le plaidoyer.
L’Initiative a notamment contribué à la mise en place du Conseil consultatif national des chefs religieux et de huit conseils consultatifs provinciaux qui regroupent des confessions religieuses présentes dans chaque province. Elle a également formé plus de 440 leaders des confessions religieuses sur la vision, la mission, les objectifs et les thématiques prioritaires du programme IRI, notamment à travers des formations immersives et des activités d’installation des chapitres provinciaux. Elle a contribué à influencer certaines réformes seule ou en synergie avec les organisations de la Société civile comme l’Aménagement du territoire dans le processus de l’adoption de la loi relative à l’Aménagement du territoire et du Décret portant organisation, composition et fonctionnement du Conseil National d’Aménagement du territoire, la loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées, de la révision du code forestier, etc.
« Notre ambition est de faire du leader religieux un acteur du changement : un leader capable de sensibiliser sa communauté, de dialoguer avec les autorités et de porter un plaidoyer en faveur des forêts, des communautés locales et des peuples autochtones. », a poursuivi le Facilitateur National.
Cette mobilisation s’inscrit notamment dans la dynamique de la campagne « Pas de Forêts, Pas d’Avenir », à travers laquelle IRI-RDC veut porter au cœur des communautés un message simple : la protection des forêts concerne directement l’avenir des populations congolaises et des générations futures.
L’approche d’IRI-RDC repose ainsi sur la capacité des confessions religieuses à mobiliser les populations grâce à leur autorité morale, leur implantation géographique, leur pouvoir de communication et leur proximité avec les communautés. Au cours de l’atelier, IRI-RDC a également appelé les partenaires à renforcer les passerelles entre les organisations de la société civile et les confessions religieuses dans les différentes zones d’intervention. L’Initiative recommande notamment d’intégrer davantage les confessions religieuses dans la planification des projets et de mettre en place des cadres de synergie permettant de mieux coordonner les interventions au niveau national et provincial.
« Aucun acteur ne peut, seul, inverser la tendance de la déforestation. Nous devons conjuguer l’expertise technique, l’action publique, l’engagement de la société civile et la force morale des communautés religieuses. C’est cette complémentarité qui peut produire un changement durable.», a conclu le Facilitateur National d’IRI-RDC.
À travers cette participation, IRI-RDC réaffirme ainsi sa volonté de contribuer aux efforts collectifs de protection des forêts du Bassin du Congo en faisant du leadership religieux une force de mobilisation, de sensibilisation et de plaidoyer au service des forêts et des communautés.
Pas de Forêts, Pas d’Avenir.

« La protection de nos forêts doit devenir une responsabilité collective. Aux côtés de l’État, de la société civile et des partenaires, les leaders religieux ont la capacité de porter cette urgence jusque dans les communautés et d’en faire une véritable exigence morale. », a déclaré le Facilitateur National d’IRI-RDC.
