Ce mardi 04 août 2026, le Centre Interdiocésain de la CENCO a accueilli le lancement officiel de la campagne nationale « Pas de Forêts, Pas d’Avenir », une activité portée par les confessions religieuses, les organisations de la société civile, les autorités coutumières et les organisations des peuples autochtones à travers l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales (IRI RDC) en collaboration avec le Ministère de l’Environnement Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat.
La cérémonie a réuni des évêques, prêtres, pasteurs, imams, chefs coutumiers, représentants des peuples autochtones pygmées, organisations de la société civile, parlementaires et diplomates. La présence de la Secrétaire Générale à l’Environnement et Développement Durable – Nouvelle Économie du Climat (EDD-NEC), Représentant Son Excellence Madame la Ministre de l’EDD -NEC a marqué l’engagement politique du Gouvernement à soutenir cette mobilisation nationale.
Les temps forts de la journée ont été marqués par :
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Une Session protocolaire :
hymne national, prière interconfessionnelle et allocutions de bienvenue par la coordination de l’IRI RDC. La cérémonie a débuté par l’exécution solennelle de l’hymne national, symbole d’unité et de fierté nationale. Ce moment a permis de rappeler que la protection des forêts congolaises n’est pas seulement une question environnementale, mais aussi un enjeu de souveraineté et de dignité collective. L’hymne a donné le ton d’une rencontre placée sous le signe du patriotisme et de la responsabilité citoyenne. La prière interconfessionnelle qui a suivi a rassemblé différentes sensibilités religieuses dans une même invocation. Elle a traduit la volonté de transcender les différences pour unir les forces spirituelles autour d’un objectif commun : préserver la création divine et protéger les générations futures. Cette dimension spirituelle a renforcé la gravité du message porté par la campagne. Enfin, le mot de circonstance a mis en avant l’importance de la collaboration entre institutions, société civile et communautés religieuses. Il a permis de souligner que la réussite de cette initiative dépend de l’engagement collectif et de la mobilisation de tous les acteurs sociaux.
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Présentation institutionnelle :
le Facilitateur national, Dr Fabrice Tshimanga Ndaye, a exposé la vision et les actions de l’IRI RDC, en convergence avec le programme national « La Forêt, c’est Nous » et la vision « RDC Pays Solution ». Le Facilitateur national a présenté la vision de l’IRI-RDC, insistant sur la nécessité d’une approche intégrée et participative. Il a expliqué que l’institution se positionne comme un catalyseur de changement, capable de fédérer les énergies autour de la protection des forêts. Il a mis en lumière la convergence entre les actions de l’IRI-RDC et le programme national « La Forêt, c’est Nous ». Cette articulation démontre que la campagne n’est pas isolée, mais s’inscrit dans une dynamique nationale et internationale visant à faire de la RDC un acteur majeur dans la lutte contre le changement climatique. Enfin, il a rappelé la vision « RDC Pays Solution », qui place le pays au centre des solutions mondiales pour la régulation climatique.
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Stratégie de campagne :
Monsieur Delvaux ALIMOYA, le chargé de campagne a détaillé les objectifs, les résultats attendus et les outils de communication : sensibiliser les populations, mobiliser les leaders d’opinion et encourager des pratiques durables. Il a insisté sur l’importance d’une communication claire et accessible pour toucher toutes les couches sociales. Les résultats attendus incluent une prise de conscience accrue, une participation active des communautés locales et une meilleure coordination entre les acteurs institutionnels et religieux. La campagne vise à créer un mouvement citoyen durable, au-delà de l’événement ponctuel. Les outils de communication présentés : affiches, spots radio et TV, réseaux sociaux, kits pédagogiques, ont été conçus pour s’adapter aux réalités locales. Ils permettront de diffuser le message de manière efficace et de renforcer l’impact de la campagne dans les zones urbaines comme rurales.
Présentation de la stratégie de Communication intégrée IRI-RDC 2026 :
Bénit MOKE, Responsable Communication de l’IRI-RDC a expliqué que la communication doit être unifiée, crédible et percutante pour que la protection des forêts devienne une priorité morale, spirituelle et nationale. Cette stratégie repose sur quatre piliers : la coordination interne pour harmoniser les messages et renforcer l’identité de marque ; la sensibilisation qui présente la protection des forêts comme un devoir sacré ; l’action qui donne aux institutions religieuses des outils pratiques pour mobiliser les communautés ; et l’influence qui positionne l’IRI comme une voix crédible dans le débat politique et public.
Il a également détaillé les axes thématiques (devoir sacré de protéger la création, droits des peuples autochtones, impacts de la déforestation, viabilité des économies locales, solidarité interconfessionnelle) et les messages clés adaptés aux communautés religieuses, locales, décideurs politiques et médias. Enfin, il a fixé des objectifs opérationnels chiffrés : former 30 responsables communication, publier des bulletins et magazines, organiser des campagnes interconfessionnelles touchant plus de 3 millions de personnes, produire des programmes radio/TV, impliquer les écoles et jeunes.
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Allocutions religieuses :
les représentants de la CENCO, de l’Église du Christ au Congo, de la Communauté Islamique du Congo (COMICO), de l’Armée du Salut, de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et de la Communauté Bahá’íe ont rappelé que la protection des forêts est une responsabilité spirituelle, morale et citoyenne. Les représentants des différentes confessions ont rappelé que la protection des forêts est une responsabilité spirituelle. Ils ont souligné que la nature est un don divin et que la détruire revient à manquer de respect envers le Créateur. Ils ont également insisté sur la dimension morale : préserver les forêts, c’est protéger la vie, la santé et le bien-être des populations. La déforestation est perçue comme une atteinte à la dignité humaine et à la justice sociale.Enfin, les leaders religieux ont mis en avant la citoyenneté responsable. Ils ont appelé les fidèles à s’engager concrètement, à travers des gestes quotidiens et des initiatives communautaires, pour que la foi se traduise en actions tangibles de protection de l’environnement.
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Discours de lancement :
La Secrétaire générale à l’EDD-NEC a officiellement lancé la campagne, marquant l’adhésion du Gouvernement. Ce geste symbolique a montré que la protection des forêts est désormais une priorité nationale. Son discours a insisté sur la nécessité d’une synergie entre l’État, les institutions religieuses et la société civile. Elle a affirmé que seule une mobilisation collective permettra de préserver les forêts et de garantir un avenir durable pour les générations futures. Le lancement de la campagne « Pas de Forêts, Pas d’Avenir » est une étape importante dans la mobilisation nationale et interreligieuse pour la protection des forêts. En unissant les voix des autorités publiques, des leaders religieux et des communautés locales, la RDC affirme son rôle de Pays Solution au changement climatique et son engagement à préserver ce patrimoine sacré pour les générations présentes et futures.


